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Autres durcissements

Les motifs d'asile après la fuite ne seront plus valables.

Si un étranger manifeste d'une quelconque façon sa critique du régime de son pays, après en être sorti (participation à une manifestation, signature d'une lettre, etc.), il ne pourra plus invoquer cela comme raison de demander l'asile. Or beaucoup de personnes exilées sont surveillées, même ici, par les services de renseignements de leurs pays. Cette mesure tend à les priver de leur liberté d'expression.

 

La charge de la preuve sera au requérant.

Si un requérant estime que le retour dans son pays le mettrait en danger, c'est aujourd'hui à l'ODM d'examiner si le danger est réel. A l'avenir ce sera au requérant d'en administrer la preuve.

Coalition contre la révision des lois

Une large coalition nationale regroupant des organisations actives dans la promotion d’une politique de paix, dans la défense des droits humains ou dans le domaine de l’asile et de la migration a présenté le 26 mars ses prises de position contre les durcissements du droit d’asile et des étrangers mis en consultation par le Conseil fédéral.

 

De l’avis de la coalition, les deux révisions doivent être refusées pour des motifs relevant des droits fondamentaux et des droits humains. Cela d’autant plus que les nombreux durcissements introduits par le nouveau droit des étrangers et la dernière révision de la loi sur l’asile ne sont en vigueur que depuis une année. 

 

>> prise de position

 

 

Obliger les persécutés à s'adresser à des passeurs?

Si la procédure dans les ambassades est supprimée,  les persécutés devront s'adresser à des passeurs!

 

La presse a fait état de l'intention de Mme Widmer-Schlumpf, ministre de la justice, d'abolir la procédure d'asile dans les ambassades. Le prétexte est toujours de faire des économies.

 

Or il est bien connu que certaines personnes persécutées ne peuvent pas obtenir de passeport dans leur pays. Si elles ne peuvent s'adresser aux ambassades pour demander l'asile, elles seront obligées de s'adresser à des passeurs. Ceux-ci font courir de grands dangers à leurs "clients".

 

Les enfants adultes de réfugiés reconnus en Suisse ne peuvent bénéficier du regroupement familial, mais souvent risquent d'être persécutés dans leur pays. Grâce à la procédure dans les ambassades, ils ont une chance de venir légalement en Suisse où ils recevront le statut de réfugié ou du moins une admission provisoire.

 

Tribune de Genéve 19.09.2008:

Témoignage d’une arrivée en Suisse via une ambassade ... >> suivante

 

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